NICOGERMAIN — exposition avec ARTIVISM CONTEMPORARY ART

« Pour Nicogermain le but de la création artistique devrait être toujours de faire avancer les mentalités, de faire bouger les lignes et d’éveiller les consciences.
Son œuvre qui consiste notamment à poser des pancartes dans l’espace public se revendique de l’acte gratuit, au sens quasi métaphysique du terme, au sens d’un acte libre par définition, indépendant de toute contrainte. Un art urbain populaire, une fantaisie post-punk et rien qui soit à vendre. Rien qui entre dans le jeu des acteurs de la spéculation de l’art contemporain, rien non plus qui ne soit porté par une extrême sincérité ». Pascale Geoffrois
L’exposition présentera une sélection d’œuvres de NICOGERMAIN réalisées avec ARTIVISM, L’humanisme par les arts plastiques dans le cadre de la publication de la REVUE ARTVISTE n°1 sur le thème de l’alimentation et le poison. La revue comporte la photographie en poster d’une œuvre d’art questionnant un enjeu sociétal.

 

 

Initiée en 2015 par Stéphane Chatry, en collaboration avec différents acteurs (historiens, critiques d’art, photographes, réalisateurs, techniciens, mécènes, etc.) et gérée par une association Loi 1901 à but non lucratif, apolitique et non confessionnelle, « Artivism Contemporary Art » est une plateforme de promotion d’artistes plasticiens. Qu’ils soient peintres, dessinateurs, sculpteurs, photographes, vidéastes… ils ont en commun leur œuvre engagée, voire « politique », abordant et questionnant des sujets sociétaux, géopolitiques ou écologiques. Ces artistes s’inscrivent dans le courant de l’Artivisme, néologisme apparu dans les années 1990, né de la fusion des mots « art » et « activisme ». Artivism CA est une hybridation de la galerie d’art et du centre culturel, menant des actions dans la monstration des œuvres, la promotion des artistes, le marché de l’art et les initiations pédagogiques dédiées à notre public.

 

 

Crédit photo : Pierre-Claver Boccon-Gibod

 

ATELIER — DÉBAT autour de la pancarte n° 9 “Nature morte phytosanitaire”

Dans le projet de l’artiste,  99 pancartes seront disposées en divers points stratégiques de la ville de Lyon, traitant de thématiques diverses liées à l’environnement, à la condition humaine, au consumérisme, à l’absurdité…
La pancarte N°9,  représente telle que la définit l’artiste « le vrai visage de la nourriture conventionnelle, cinq fruits et légumes par jour produits avec du Cabrio® Top, du KOCIDE®, etc… ». Les fongicides représentés ici n’ont pas étés choisis par le peintre par hasard. Ils sont réels. Et utilisés dans les vergers en particulier. On en trouve d’ailleurs trace dans plus de 50% des fruits présents sur le marché. Les maquillages du marketing, le greenwashing ou les désinformations menées par les lobbies, autant de sujets scandaleux que l’artiste entend révéler, soulevant le tapis opaque de la communication verte. Il en maîtrise les codes et les couleurs, le symbolisme, qu’il détourne avec force, pour mieux en faire apparaître les tactiques et les orientations. Car si il existe un mode de consommation dit éthique, son pendant à l’évidence existe forcément. Nicogermain, qui a par goût choisi de vivre à la campagne, en phase avec ses convictions, a par ailleurs créé son propre jardin. Entièrement bio, cela va de soi.
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exposition visible du 20.10 au 02.12.2018

du mer au sam entrée libre

13:00—19:00

>>>>> le 20 octobre / 18h00 – 19h30 : Débat sur l’alimentation et le poison avec Pascale Geoffrois, l’artiste NICOGERMAIN​, un sportif et Ryad Bada, fermier bio et à 19h VERNISSAGE en présence de l’artiste